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Morgane Mercier · 6 min · Dernière mise à jour le

Résumé de l’article
La levée de fonds permet à une entreprise de financer son développement en ouvrant son capital à des investisseurs, qui deviennent associés en contrepartie de leur apport.
Elle s’adresse principalement aux startups et aux entreprises à fort potentiel de croissance, capables de présenter un projet solide et des perspectives de développement crédibles.
Différents investisseurs peuvent participer à une levée de fonds, des proches du fondateur aux business angels, en passant par les plateformes de financement participatif et les fonds d’investissement.
Si elle permet de financer la croissance sans recourir à l’endettement, la levée de fonds entraîne aussi une dilution du capital et l’arrivée de nouveaux associés dans la gouvernance de l’entreprise.
Une levée de fonds réussie repose sur une préparation rigoureuse, un business plan convaincant et une négociation des conditions d’entrée des investisseurs.
De nombreuses entreprises se tournent vers la levée de fonds pour financer une nouvelle phase de développement, lancer un produit ou accélérer leur croissance. Pourtant, cette opération ne constitue pas une solution adaptée à tous les projets et nécessite de répondre à certaines conditions pour convaincre des investisseurs.
À qui s’adresse réellement une levée de fonds ? Quels investisseurs peuvent y participer, quels sont ses avantages et ses limites, et comment se déroule une telle opération ? Découvrez les éléments essentiels à connaître avant de se lancer.
Une levée de fonds est une opération par laquelle une entreprise ouvre son capital à des investisseurs ou des institutions afin d’obtenir des financements. En échange de leur apport, les investisseurs reçoivent des titres de la société (actions ou parts sociales) qui leur donnent des droits dans l’entreprise.
Les investisseurs misent sur le potentiel de développement de la société et espèrent réaliser une plus-value en revendant leurs titres lorsque sa valeur aura augmenté.
Selon les objectifs poursuivis, une joint venture peut représenter une alternative au financement par levée de fonds.
En théorie, toutes les entreprises peuvent réaliser une levée de fonds, quelle que soit leur forme juridique. Il existe cependant une contrainte pour les SARL, dont le nombre d’associés est plafonné à 100, ce qui peut rendre l’entrée de nombreux investisseurs plus complexe.
Malgré tout, les levées de fonds concernent principalement les startups et les entreprises innovantes qui souhaitent accélérer leur développement. Elles permettent notamment de financer la création, l’amélioration ou la commercialisation de nouveaux produits et services.
Une levée de fonds ne répond cependant pas à un simple besoin de trésorerie. Les investisseurs n’ont pas vocation à financer une société en difficulté, mais à accompagner des projets présentant un fort potentiel de développement. Une startup au stade de l’idée devra donc démontrer la viabilité de son projet, son potentiel de marché ou la solidité de son équipe avant de convaincre des investisseurs.
Plusieurs types d’investisseurs peuvent participer à une levée de fonds, selon le stade de développement de l’entreprise et le montant recherché :
Les proches du fondateur, qu’ils soient de la famille ou des amis. Cette première source de financement est appelée la love money et intervient souvent au démarrage du projet.
Les particuliers via des plateformes de financement participatif en capital (crowdequity), qui permettent à un grand nombre d’investisseurs de prendre une participation dans une entreprise.
Les business angels, des investisseurs individuels expérimentés qui apportent généralement des capitaux, mais aussi leur réseau et leurs connaissances du marché.
Les fonds d’investissement ou les sociétés de capital-risque, qui interviennent généralement lorsque l’entreprise souhaite accélérer son développement et lever des montants plus importants.
Il existe deux principaux types de levées de fonds, selon le stade de développement de l’entreprise.
La levée de fonds en amorçage, aussi appelée capital d’amorçage, intervient au démarrage d’une activité afin de financer le lancement d’un produit ou d’un service. Les montants levés sont généralement plus modestes, car l’entreprise est encore peu valorisée, mais ils lui permettent de concrétiser son projet et de démarrer son activité.
La levée de fonds en développement, aussi appelée capital développement, intervient lorsque l’entreprise souhaite accélérer sa croissance. Les fonds levés permettent notamment de recruter, développer de nouveaux produits ou services, renforcer sa présence commerciale ou s’implanter sur de nouveaux marchés. Les montants sont généralement plus élevés qu’en capital d’amorçage.
💡 À savoir : les levées de fonds en développement sont souvent désignées par les termes série A, série B ou série C, qui correspondent aux différents tours de financement de l’entreprise au fil de sa croissance.
La levée de fonds présente plusieurs avantages pour les entreprises souhaitant accélérer leur développement.
En renforçant les ressources financières de l’entreprise, la levée de fonds lui donne les moyens d’accélérer sa croissance. Les fonds peuvent notamment être utilisés pour recruter, développer de nouveaux produits ou services, ou soutenir une expansion commerciale.
Dans certaines opérations, les investisseurs peuvent également négocier un bon de souscription d'action, leur offrant la possibilité d’entrer au capital à des conditions définies contractuellement.
Contrairement à un emprunt bancaire, une levée de fonds n’entraîne pas la création d’une dette. Les capitaux apportés par les investisseurs n’ont pas à être remboursés, ce qui permet à l’entreprise de préserver sa capacité d’emprunt.
Au-delà de leur apport financier, certains investisseurs mettent également leur expertise, leurs conseils et leur réseau professionnel au service de l’entreprise. Ils peuvent ainsi faciliter son développement et favoriser de nouvelles opportunités d’affaires.
En contrepartie des capitaux apportés, une levée de fonds implique également certaines contraintes.
L’entrée de nouveaux investisseurs entraîne une augmentation du nombre d’actions ou de parts sociales. Les associés fondateurs voient ainsi leur participation au capital diminuer, tout comme leur part des bénéfices distribués et leur poids dans l’entreprise.
En devenant associés, les investisseurs disposent de droits de vote et peuvent participer à certaines décisions importantes. Il est donc nécessaire de composer avec de nouveaux actionnaires, dont les objectifs peuvent parfois différer de ceux des fondateurs.
Une levée de fonds se déroule généralement en plusieurs étapes, de la préparation du projet jusqu’à l’entrée des investisseurs au capital.
Avant de rechercher des investisseurs, l’entreprise doit définir précisément ses besoins et préparer les éléments qui permettront de convaincre les financeurs.
Cette étape consiste notamment à :
déterminer le montant à lever ;
définir l’utilisation des fonds (recrutement, développement commercial, R&D, etc.) ;
préparer un business plan présentant les perspectives de croissance de l’entreprise.
Les investisseurs évaluent notamment la solidité du projet, le potentiel du marché et la capacité de l’équipe dirigeante à atteindre ses objectifs.
Une fois le projet préparé, l’entreprise doit trouver des investisseurs susceptibles d’être intéressés par son activité. Elle présente généralement son projet à travers un pitch, un document synthétique qui présente :
l’activité de l’entreprise ;
son marché ;
son modèle économique ;
ses perspectives de développement ;
le montant recherché.
Les échanges avec les investisseurs permettent ensuite de négocier les conditions de leur entrée au capital, notamment la valorisation de l’entreprise et la part du capital qui leur sera attribuée.
Lorsque les conditions de la levée de fonds sont définies, l’opération se concrétise juridiquement par une augmentation de capital.
L’entreprise émet de nouveaux titres (actions ou parts sociales) qui sont souscrits par les investisseurs en échange de leur apport financier. Ces derniers deviennent alors associés de la société et bénéficient des droits prévus par les statuts ou le pacte d’actionnaires.
💡 À savoir : cette entrée au capital peut également s’accompagner de la signature d’un pacte d’actionnaires qui définit les règles de gouvernance entre les associés.
Oui, une entreprise peut lever des fonds sans avoir encore réalisé de chiffre d’affaires. C’est notamment le cas de certaines startups en phase d’amorçage. Elles doivent toutefois convaincre les investisseurs avec un projet solide, un marché prometteur et une équipe capable de le développer.
Rédigé par :
Experte en facturation et relation client, Morgane simplifie les paiements et optimise la trésorerie pour concilier performance financière et satisfaction client.
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