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Résumé de l’article
La taxe PUMa concerne les personnes résidant en France sans revenus professionnels suffisants ni revenus de remplacement.
Elle s’applique si vos revenus pro sont inférieurs à 9 612 €, que vous n’avez aucun revenu de remplacement et que vos revenus totaux dépassent 24 030 € en 2026.
La cotisation est calculée uniquement sur les revenus du capital (plafonnés à 8 PASS) avec un taux pouvant aller jusqu’à 6,5 %, qui diminue jusqu’à disparaître dès 9 612 € de revenus pro.
Le règlement s’effectue en ligne depuis votre espace Urssaf après réception de l’appel à cotisation.
Vous pouvez éviter la taxe en atteignant 20 % du PASS en revenus professionnels, et contester une décision via votre espace Urssaf ou la CRA.
Depuis 2016, l’Assurance maladie est accessible à toute personne résidant en France de manière stable et régulière. Une avancée importante… mais qui a aussi introduit une contribution moins connue : la taxe PUMa, souvent désignée comme la “taxe des rentiers”.
Dans cet article, on vous explique comment elle fonctionne, qui doit la payer, comment la calculer, et surtout comment éviter d’y être assujetti si vous êtes concerné.
La taxe PUMa (Protection Universelle Maladie), aussi appelée cotisation subsidiaire maladie, est une contribution demandée aux personnes :
qui vivent en France
sans activité professionnelle suffisante pour financer leur couverture maladie
et sans revenus de remplacement (retraite, chômage, invalidité...)
L’idée est simple : lorsque votre protection sociale n’est financée ni par un emploi ni par des prestations sociales, l’Urssaf vous demande de contribuer à l’équilibre du système.
Tout le monde n’est pas concerné par cette taxe. Pour être redevable, il faut réunir trois conditions cumulatives :
Moins de 20 % du PASS en revenus professionnels, soit moins de 9 612 € en 2026.
Aucun revenu de remplacement (ni retraite, ni rente, ni allocations chômage).
Plus de 50 % du PASS en revenus totaux, soit plus de 24 030 € en 2026.
Autrement dit, si vous vivez principalement de revenus du capital (dividendes, foncier, intérêts, plus-values…) tout en percevant très peu de revenus professionnels, vous entrez dans le champ de la taxe.
Chaque année, l’Urssaf vous adresse un courrier en novembre. Vous disposez alors de 30 jours pour régler la cotisation.
La règle est simple :
Vous payez la taxe si vos revenus du capital dépassent 24 030 € (50 % du PASS).
Vous n’êtes pas concerné si vous êtes sous ce seuil.
La taxe s’applique :
uniquement sur les revenus du capital,
dans la limite de 8 PASS, soit 384 480 € en 2026.
Le taux maximal est de 6,5 %, mais il diminue progressivement à mesure que vos revenus professionnels augmentent. Lorsque vous atteignez 20 % du PASS en revenus pro (soit 9 612 €), la taxe tombe à 0 %.
La formule officielle :
Taxe PUMA = 6,5 % × (A – 0,5 PASS) × [1 – (R / (0,2 PASS))]
A = revenus du capital (plafonnés à 8 PASS)
R = revenus professionnels (salaires, rémunération de dirigeant, BIC/BNC…)
💡 À savoir : la taxe PUMa cesse automatiquement de s’appliquer dès que vos revenus du capital dépassent 384 480 €. Par ailleurs, plus vos revenus professionnels augmentent, plus la cotisation diminue, jusqu’à disparaître totalement une fois le seuil de 20 % du PASS atteint.
Imaginons une SASU en 2026 :
vous vous versez 2 500 € de rémunération sur l’année
et vous percevez 120 000 € de dividendes
Vos revenus professionnels sont très faibles : vous êtes donc assujetti à la taxe PUMA.
Mais si vous aviez choisi de vous rémunérer davantage (par exemple 10 000 € ou 12 000 € par an), cette cotisation aurait été fortement réduite… voire supprimée.
En clair : augmenter votre salaire diminue mécaniquement, et parfois totalement, la taxe PUMa.
Le paiement se fait entièrement en ligne :
Créez votre espace sur le site PUMa de l’Urssaf.
Accédez à votre appel de cotisation.
Réglez directement depuis votre compte.
Cet espace vous permet aussi d’échanger avec l’Urssaf, déposer des documents et suivre vos demandes.
Il existe un moyen simple et parfaitement légal : vous verser au moins 20 % du PASS en revenus professionnels, soit 9 612 € en 2026.
Dès que ce seuil est atteint, vous n’êtes plus redevable de la cotisation subsidiaire maladie. C’est d’ailleurs pour cela qu’on parle souvent de “taxe des rentiers” : elle vise les situations où les revenus du capital représentent l’essentiel des ressources.
Deux options s’offrent à vous :
Transmettez vos justificatifs (revenus, situation familiale, activité professionnelle…) via votre espace en ligne. L’Urssaf étudie votre dossier sous 30 jours environ.
Vous pouvez saisir la Commission de recours amiable (CRA) dans un délai de 2 mois après réception de l’appel à cotisation.

Article écrit par Clementine
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