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Benjamin Plateau · 7 min · Dernière mise à jour le

Résumé de l’article
La dépréciation correspond à une perte de valeur d’un actif constatée à la clôture des comptes afin de refléter sa valeur réelle.
Contrairement à l’amortissement, la dépréciation est généralement ponctuelle, imprévisible et peut être annulée si l’actif reprend de la valeur.
Tous les actifs de l’entreprise peuvent être concernés : immobilisations, stocks, créances clients, titres financiers ou en-cours.
La dépréciation se calcule en comparant la valeur nette comptable d’un bien à sa valeur actuelle lors de l’inventaire.
Constater une dépréciation permet d’obtenir des comptes plus fiables, tout en réduisant le résultat comptable et fiscal de l’entreprise.
Vous souhaitez en savoir plus au sujet de la dépréciation ? En comptabilité, elle correspond à la perte de valeur d’un actif constatée lors de la clôture des comptes résultant de divers facteurs et qui entraîne des implications directes sur la situation financière d’une entreprise. Il s’agit donc d’un paramètre à prendre en compte pour éviter le risque de sur-évaluation de vos ressources. C’est pourquoi, Clementine vous a dressé ce guide complet pour tout comprendre sur le sujet : de la définition aux calculs en passant par les principales causes et impacts.
En comptabilité, elle correspond à la diminution de la valeur d’un bien. Elle intervient lorsqu’un actif perd de la valeur. C’est une moins-value.
Exemple concret : Cela peut être le cas d’une machine soumise à l’obsolescence ou d’un véhicule qui s’use avec le temps.
Pour mieux comprendre, chaque actif de l’entreprise possède une valeur actuelle (valeur une fois entrée dans sa durée d’utilisation) inférieure à sa valeur brute (celle de son entrée dans le patrimoine de l’entreprise). C’est ce que l’on appelle la dépréciation.
💡 À savoir : si un actif reprend de la valeur, la perte constatée peut être annulée.
La dépréciation comporte plusieurs bénéfices pour une entreprise :
Elle permet de connaître la valeur de vente potentielle d’un actif.
Elle garantit une véritable pertinence dans le bilan comptable et le compte de résultat.
Elle transmet une vision fidèle et réaliste du patrimoine de l’entreprise.
Exemple concret : Il serait inadapté pour une entreprise de maintenir à l’actif une machine industrielle acquise il y a dix ans pour 20 000 €, alors même que sa valeur réelle est désormais nulle à la date de clôture du bilan.
Un amortissement correspond à une perte de valeur certaine et irrémédiable d’un actif tandis qu’une dépréciation résulte d’une perte de valeur non définitive et/ou pouvant être liée à un événement.
Tableau comparatif des différences entre l’amortissement et la dépréciation :
On recense quatre actifs circulants pouvant faire l’objet d’une dépréciation, soit :
Les stocks : une perte de valeur peut être constatée lors de l’inventaire comptable, notamment en cas de détérioration, de dépassement de la date de péremption ou d’un effet de mode passé.
Les titres financiers : leur valeur est ajustée à chaque clôture en fonction des cours du marché. Si la valeur actuelle est inférieure à la valeur au moment de leur acquisition, on constate une moins-value à comptabiliser comme dépréciation.
Les créances clients : cela concerne les créances dont le recouvrement est incertain. Exemple : un client conteste le montant de la facture ou lorsque la durée de recouvrement est supérieure au délai considéré comme normal.
Les en-cours : une perte de valeur est constatée lorsque leur valeur de réalisation devient inférieure à leur coût de production, notamment en cas de détérioration, d’obsolescence ou de baisse du prix de vente attendu.
Les immobilisations constituent des biens corporels ou incorporels permettant à une entreprise de fonctionner et de se développer, et qui peuvent tout à fait subir des causes de dépréciation suite à une obsolescence, une détérioration, un problème lié au plan d’amortissement…
Toutefois, les immobilisations présentent une particularité car leur perte de valeur est, en principe, anticipée à travers le mécanisme de l’amortissement : le coût d’acquisition d’un actif immobilisé est réparti sur toute sa durée de vie en comptabilité, ce qui permet de constater sa perte de valeur de manière progressive.
Exemple concret : Prenons le cas d’une voiture de fonction qui s’use au fil des années et des kilomètres. Sa valeur actuelle (VA) diminue ainsi progressivement chaque année à chaque clôture d’exercice.
Enfin, certaines immobilisations ne sont pas amortissables, faute de durée de vie déterminable. C’est notamment le cas de certains brevets ou des terrains. Ces actifs ne font donc pas l’objet d’un amortissement, mais peuvent néanmoins être dépréciés si leur valeur actuelle devient inférieure à leur valeur comptable. Dans ce cas, la dépréciation est constatée sous forme de provision.
Les dépréciations sont enregistrées dans des comptes spécifiques, reconnaissables par l’ajout du chiffre 9 en seconde position dans le numéro de compte.
Les dépréciations ont également un impact sur le résultat de l’entreprise, selon qu’elles sont constatées ou reprises.
Elle se calcule au moment de la clôture d’un exercice, lors de l’inventaire et est obtenue grâce à la formule suivante selon l’article 214-15 du PCG :
Valeur nette comptable (VNC) - Valeur actuelle (VA) (si VNC > valeur actuelle)
Lorsque la valeur actuelle (VA) est inférieure à la valeur nette comptable (VNC), la dépréciation est constatée.
Exemple concret : Pour illustrer ce mécanisme, prenons un cas particulier. Une entreprise a acquis, il y a trois ans, un véhicule utilitaire pour un montant de 20 000 €. Ce bien est amorti à hauteur de 2 000 € par an. Sa valeur nette comptable est donc de : 20 000 – (2 000 × 3) = 14 000 €.
Cependant, à la suite d’un sinistre ayant endommagé le véhicule, sa valeur réelle est désormais estimée à 10 000 €.
La perte de valeur constatée est donc de 4 000 €, correspondant à la dépréciation à enregistrer.
Ainsi, la valeur du bien est ramenée à 10 000 €.
Selon l’article 214-16 du PCG, il existe deux catégories d’indices de dépréciation à prendre en compte :
Lorsqu’une dépréciation est constatée, cela entraîne certaines conséquences pour une entreprise, à savoir :
Un impact sur son résultat : la constatation d’une perte de valeur constitue une charge pour l’entreprise et vient diminuer son résultat.
Une obtention de la valeur réelle de ses actifs : la dépréciation permet d’obtenir la valeur la plus juste du patrimoine de l’entreprise à la date de clôture.
Une baisse du résultat fiscal : la baisse du résultat comptable entraîne une baisse du résultat fiscal, ce qui entraîne une réduction de l’imposition.
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Une dépréciation est constatée à la clôture des comptes lorsque la valeur actuelle d’un actif devient inférieure à sa valeur nette comptable.
Oui, une perte de valeur peut être reprise si la valeur de l’actif augmente à nouveau, contrairement à l’amortissement qui est irréversible.
Rédigé par :
Fort de 8 ans d’expérience en gestion comptable et management, Benjamin partage sa vision opérationnelle pour optimiser les processus et la performance des organisations.
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