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Léa Nguyen · 6 min · Dernière mise à jour le

Résumé de l’article
La rémunération d’un entrepreneur dépend de son statut juridique (EI, EURL, SARL, SAS, SASU) et du régime fiscal.
Les charges sociales représentent environ 45 % du salaire brut d’un dirigeant, avec une réduction possible via des aides comme l’ACRE.
Il est conseillé de se verser une rémunération régulière dès le début d’activité, même modeste, pour simplifier le suivi financier.
Le salaire peut être augmenté progressivement en fonction de la croissance de l’entreprise, généralement après avoir accumulé trois mois de chiffre d’affaires.
Un salaire minimum est obligatoire pour valider des trimestres de retraite, fixé à 1 803 € brut par trimestre en 2026.
Il n’est pas toujours évident de déterminer la juste rémunération que l’on va réussir à se verser. En effet, le salaire de l’entrepreneur dépend de plusieurs facteurs : l’activité de l’entreprise, le montant des charges fixes/variables (régime d’imposition) et, évidemment, des bénéfices réalisés.
Alors comment un entrepreneur doit-il déterminer sa rémunération ? On vous dit tout.
La manière dont un dirigeant d'entreprise se rémunère dépend de plusieurs critères, dont le statut juridique de son entreprise. Chaque forme juridique implique des règles spécifiques concernant la séparation du patrimoine personnel et professionnel, ainsi que les modalités de rémunération. Voici un aperçu des principales distinctions à connaître :
Entreprise individuelle (EI) : En entreprise individuelle, le patrimoine professionnel du gérant est séparé de son patrimoine personnel. Votre domicile, les emprunts réalisés pour votre voiture ou pour des travaux, ne sont pas pris en compte dans le patrimoine professionnel. Dans ces conditions, en cas de faillite de l’entreprise, ils ne pourront pas être saisis. Tout ce qui est acquis avec la société compose votre patrimoine professionnel : fonds de commerce, machines, outillage, meubles, fonds de caisse…
EURL et SARL : Pour les entreprises soumises à l'impôt sur le revenu, les EURL et les SARL, il n’est pas nécessaire de réaliser un bulletin de salaire si l'entrepreneur en est le gérant. Le gérant est considéré comme un travailleur non salarié, il ne se verse pas de « salaire » mais une « rémunération ». En effet, il s’agit simplement d’un transfert de fond du compte professionnel au compte personnel. Cette rémunération ne sera pas fixée par un contrat et pourra varier d’un mois à l’autre.
SAS et SASU : Dans le cas des SAS et des SASU, soumises à l’impôt sur les sociétés, le chef d'entreprise est considéré comme un dirigeant assimilé salarié, en tant que président. Il est donc nécessaire de réaliser une fiche de paie pour lui verser tout salaire. Il est rattaché au régime social des salariés.
Pour déterminer au mieux le salaire qu’un entrepreneur ou auto-entrepreneur peut se verser, il faut prendre en compte plusieurs facteurs. Il faut d’abord correctement considérer l’évolution de votre activité professionnelle, son statut juridique et son régime fiscal, c’est-à-dire les charges sociales et patronales qui l’entourent. Le but d'une entreprise est de persister dans la durée. Anticiper est alors la meilleure chose à faire lorsqu’on pense les finances de sa future société.
L'une des principales charges sociales à anticiper est le paiement des cotisations sociales, qui participent à votre protection (assurance-chômage, retraite, maladie) et soutiennent l'emploi en France. Ces cotisations représentent près de la moitié des bénéfices de l’entreprise, sauf grâce à certaines aides comme l'ACRE qui offrent une réduction des charges la première année. Sans ces dispositifs, elles s'élèvent à environ 45 % de la rémunération brute d’un dirigeant et à 21,2 % pour un auto-entrepreneur.
Le salaire disponible se situe donc entre la moitié et les trois quarts du bénéfice ou de la marge nette de l’entreprise. Il est conseillé aux dirigeants de se verser une rémunération régulière, même modeste, en tenant compte des charges à payer à l’Urssaf. Cela simplifie le suivi de la rémunération annuelle.
Mieux vaut opter pour une rémunération raisonnable au début, et l'augmenter progressivement avec la croissance de l’entreprise. Dans les sociétés, cette rémunération doit être décidée en assemblée générale. Pour les autres formes d’entreprise, une rémunération fixe est préférable pour éviter les mauvaises surprises.
Un entrepreneur individuel peut se verser un « salaire » dès qu’il le souhaite. Dès le premier mois, c’est possible, à partir du moment où la trésorerie de l’entreprise le permet.
On peut souvent lire sur les forums et sites d’informations qu’un entrepreneur individuel ne se verse pas de salaire la première année. Pourtant, tous les efforts produits par un créateur d’entreprise doivent être récompensés. Il est alors intéressant de veiller à la pérennité de l’entreprise et de mettre de l’argent de côté tout en se versant une rémunération, même plus faible qu’espéré. Ces provisions serviront pour les imprévus et bien sûr, pour payer les charges de l’entreprise.
Il est conseillé aux chefs d’entreprise et responsables en auto-entreprise de payer toutes ces charges chaque mois, en optant pour des versements mensuels. Les organismes laissent toujours le choix aux gérants : paiement au mois ou au trimestre. Ainsi, les cotisations sociales, l’assurance, le loyer, l’eau, l’électricité s’ajoutent les uns aux autres…Toutes ces formalités peuvent être complexes à gérer pendant la première année, surtout lorsque les dépenses arrivent toutes ensemble, après trois mois de fonctionnement.
Le chef d’entreprise doit également prévoir les autres dépenses moins fréquentes et anticiper leur arrivée : la Cotisation foncière des entreprises (CFE) et la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) en font souvent partie !
Une fois que l’entreprise est suffisamment développée, il est possible d’envisager le versement d’une rémunération plus conséquente pour l’entrepreneur. Vous connaissez le fonctionnement d’une entreprise, le nom de vos partenaires et clients, vos possibilités de développement… Dans la plupart des cas, cette étape de l’augmentation de la rémunération est possible lorsque l’entrepreneur parvient à accumuler l’équivalent de trois mois de chiffre d’affaires sur le compte bancaire de l’entreprise. Ce bas de laine permet de surmonter les imprévus financiers.
Après cela, il est possible de déterminer un « salaire » mensuel fixe à la hauteur de vos attentes. Il faut prendre en compte les bénéfices de l’entreprise. Une fois le salaire fixé, il est conseillé de ne pas le changer, même si l’entreprise évolue, au moins pendant les trois premières années.
Dans certains cas, il est particulièrement important que l’entrepreneur se verse un salaire minimum afin de valider des trimestres de retraite. En effet, pour qu’un trimestre soit comptabilisé dans votre carrière, le revenu brut soumis à cotisations doit atteindre 150 fois le Smic horaire brut en vigueur au 1ᵉʳ janvier de l’année considérée. Pour 2026, ce montant est fixé à 1 803 € brut par trimestre. Pour valider quatre trimestres sur l’année, il faut donc percevoir au moins 7 212 € brut au total.
Ce seuil évolue chaque année en fonction de la revalorisation du SMIC. Par exemple, le SMIC était de 1 782 € brut par trimestre en 2025.
Si vous n’avez pas beaucoup cotisé auparavant, ou si vos revenus sont irréguliers, il peut être préférable de vous verser au minimum ce seuil de rémunération afin de ne pas perdre des trimestres de retraite — ce qui peut avoir un impact significatif sur la durée totale de cotisation requise pour une retraite à taux plein.
Rédigé par :
Head of Legal spécialisée en droit des affaires, Léa décrypte les enjeux réglementaires pour en faire des outils de pilotage stratégique au service des entreprises en croissance.
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