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Dernière mise à jour le · 10 min

Résumé de l’article
L’article 293B du CGI pose le cadre légal de la franchise en base de TVA, un régime qui dispense les petites entreprises de collecter et déclarer la TVA sous conditions de chiffre d’affaires.
En 2026, des seuils précis s’appliquent selon l’activité (ventes, services, activités réglementées), avec des seuils de base et des seuils majorés à surveiller de près.
Les entreprises en franchise doivent obligatoirement faire figurer la mention « TVA non applicable, article 293B du CGI » sur leurs factures.
Ce régime simplifie fortement la gestion administrative, mais empêche toute récupération de TVA sur les achats professionnels.
La sortie de la franchise peut être volontaire ou automatique en cas de dépassement des seuils, et nécessite plusieurs démarches immédiates pour rester conforme.
Vous venez de lancer votre activité et vous avez entendu parler de l'article 293B du CGI ? Ce texte juridique définit la franchise en base de TVA, un régime qui dispense les petites entreprises de percevoir et déclarer la taxe. Mais quels sont précisément les seuils à respecter en 2026 ? Quelle mention devez-vous obligatoirement inscrire sur vos factures ? Comment anticiper une sortie du régime ?
Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur l'article 293B du CGI pour sécuriser votre gestion administrative.
Cet article constitue le fondement légal de la franchise en base de TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) en France. Le texte officiel stipule : “Pour leurs livraisons de biens et leurs prestations de services, les assujettis établis en France bénéficient d'une franchise qui les dispense du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée”. Vous pouvez consulter l’article complet ici.
Ce régime dérogatoire dispense les petites entreprises de percevoir et de déclarer la TVA, en contrepartie de l'impossibilité de récupérer la TVA sur leurs achats professionnels. Concrètement, elles facturent en hors taxes uniquement .
💡À savoir : l'objectif de ce dispositif consiste à alléger les obligations fiscales des TPE et PME (Très Petites et Moyennes Entreprises), simplifiant ainsi leur gestion administrative pour favoriser leur développement.
L'article 293B du CGI s'applique à toutes les formes juridiques :
SARL/EURL (Société à Responsabilité Limitée, Unipersonnelle ou non) ;
SAS/SASU (Société par Actions Simplifiée, Unipersonnelle ou non) ;
Associations loi 1901 exerçant une activité économique.
Pour bénéficier de ce régime, l'entreprise doit être assujettie à la TVA, établie en France et respecter certains seuils de chiffre d'affaires. Ce dispositif concerne principalement les indépendants débutants et les TPE réalisant peu d'achats professionnels, pour lesquels la récupération de TVA présente un intérêt limité.
💡À savoir : le régime s'applique automatiquement aux micro-entrepreneurs si vous respectez les conditions. Aucune démarche administrative n'est nécessaire pour en bénéficier.
En France, trois régimes de TVA coexistent : la franchise en base (article 293B), le régime réel simplifié et le régime réel normal. La franchise dispense totalement de collecter et déclarer la TVA, mais interdit toute récupération sur les achats.
À l'inverse, les régimes réels obligent à facturer la TVA aux clients (collecte) et à la reverser à l'État, en contrepartie de la possibilité de récupérer la TVA payée sur les achats professionnels.
L'article 293B constitue donc le seul dispositif offrant une dispense totale de gestion.
Pour bénéficier de la franchise en base de TVA, votre entreprise doit se trouver dans l'une des situations suivantes.
Ces seuils de base pour l’année 2026 sont de :
85 000 € : activités commerciales, vente de marchandises, restauration, hébergement ;
37 500 € : prestations de services, professions libérales ;
50 000 € : avocats (activités réglementées), auteurs et artistes (cession droits).
💡À savoir : si votre CA dépasse ce seuil, vous sortez de la franchise au 1er janvier de l'année suivante.
Si votre CA dépasse ce seuil, vous sortez immédiatement de la franchise, dès le 1er jour du dépassement.
Seuils majorés 2026 :
93 500 € pour les activités commerciales et hébergement ;
41 250 € pour les prestations de services et professions libérales ;
55 000 € pour les avocats (activités réglementées) et auteurs/artistes (cession droits).
Exemple concret : Sophie, consultante, réalise un chiffre d'affaires de 24 000 € en 2025. Le seuil de base étant de 37 500 €, elle continue de bénéficier de la franchise en 2026.
L'année suivante, elle réalise un chiffre d'affaires de 38 500 € en 2026. Le seuil de tolérance est de 41 250 €. Sophie dépasse le seuil de base (37 500 €) mais reste en dessous du seuil majoré (41 250 €). Elle peut donc continuer à bénéficier de la franchise jusqu'au 31 décembre 2026.
Lors de la première année d'activité, le chiffre d'affaires doit être ramené sur 365 jours pour déterminer le maintien en franchise l'année suivante.
Formule de calcul :
CA prorata = (CA réalisé × 365) / nombre de jours d'activité
Exemple : Léa lance son activité de conseil le 1er avril 2025 et réalise 28 000 € de CA jusqu'au 31 décembre 2025.
Jours d'activité : 275 jours
CA prorata = (28 000 € × 365) / 275 = 37 164 €
Résultat : 37 164 € < 37 500 € → Léa reste en franchise en 2026
Pendant l'année de création, la franchise s'applique jusqu'au dépassement du seuil majoré. Aucun prorata ne s'applique pour ce seuil en cours d'année.
Le projet de loi de finances 2025 prévoyait initialement l'instauration d'un seuil unique de 25 000 € (majoré à 27 500 €) pour toutes les activités, qu'il s'agisse de ventes de marchandises ou de prestations de services. Cette réforme devait entrer en vigueur le 1er mars 2025.
Face à la contestation massive des auto-entrepreneurs, le gouvernement a d'abord suspendu la réforme en février 2025. La loi du 3 novembre 2025 supprime définitivement ce projet et maintient les seuils actuels.
En parallèle, depuis le 1er janvier 2025, une franchise en base TVA européenne permet aux entreprises réalisant moins de 100 000 € de CA dans l'Union européenne de bénéficier du régime de franchise pour leurs opérations intracommunautaires.
Si vous bénéficiez de la franchise en base de TVA, vous devez obligatoirement inscrire sur vos factures la mention : “TVA non applicable, article 293 B du CGI” ou “TVA non applicable - art. 293B du CGI”.
Cette mention se place généralement en bas de facture, de manière visible et lisible. Elle remplace les lignes TVA habituelles présentes sur les factures classiques.
L'oubli de cette mention est sanctionné par une amende de 15 € par facture lors d'un contrôle fiscal. Un redressement fiscal peut également intervenir en cas de contrôle fiscal, pour non-respect du formalisme.
💡À savoir : attention à ne pas confondre la mention "TVA non applicable, article 293 B du CGI" (franchise en base) avec "Autoliquidation TVA, article 283 du CGI" (inversion du redevable). Ces deux dispositifs sont totalement distincts : en franchise, aucune TVA n'existe, tandis qu'en autoliquidation, la TVA existe mais c'est le client qui la collecte et la reverse.
Attention à la confusion fréquente : bénéficier de la franchise en base de TVA ne vous dispense pas de toutes vos obligations déclaratives. Seules les démarches spécifiques à la TVA disparaissent.
La franchise vous libère de la déclaration CA3 (mensuelle ou trimestrielle) ou de la déclaration CA12, du télépaiement de la TVA et de la tenue d'une comptabilité distinguant TVA collectée et TVA déductible. Vous facturez et comptabilisez uniquement en hors taxes, ce qui simplifie considérablement votre gestion administrative.
Toutes vos autres obligations comptables et fiscales demeurent inchangées. Les micro-entrepreneurs doivent continuer à déclarer leur chiffre d'affaires mensuellement ou trimestriellement. Les sociétés établissent leur bilan annuel et déposent leurs comptes. Le livre de recettes reste obligatoire pour les micro-entrepreneurs et tous les professionnels déclarent leurs revenus via le formulaire 2042-C-PRO.
Le régime de l'article 293B du CGI offre trois avantages majeurs :
Simplification administrative : vous êtes dispensé de toute déclaration TVA. Ce gain de temps représente plusieurs heures par mois, que vous pouvez consacrer au développement de votre activité ;
Compétitivité renforcée auprès des particuliers : en facturant hors taxes, vous proposez des tarifs plus attractifs que vos concurrents soumis à la TVA. Une prestation à 1 000 € HT coûte 1 000 € TTC à votre client, contre 1 200 € TTC pour un concurrent facturant la TVA à 20 %. Cet avantage tarifaire constitue un argument commercial décisif;
Trésorerie préservée : vous encaissez l'intégralité de vos factures sans avancer la TVA à l'État. Cette absence de décalage de trésorerie sécurise votre gestion financière et évite tout risque de crédit de TVA bloqué.
Le régime de franchise présente également des limites qu'il convient d'évaluer avant de s'y maintenir.
Impossibilité de récupérer la TVA : Vos achats professionnels vous coûtent 20 % plus cher que pour une entreprise au régime réel. Cet inconvénient pèse particulièrement lourd si vous réalisez des investissements réguliers en matériel ou véhicule ;
Moindre compétitivité en BtoB : les clients professionnels préfèrent généralement travailler avec des fournisseurs facturant la TVA, qu'ils peuvent récupérer ;
Seuils rapidement atteints : le plafond de 37 500 € pour les prestations de services représente seulement 3 125 € de chiffre d'affaires mensuel. Cette limite freine le développement de votre activité.
Vous pouvez renoncer à la franchise en base de TVA à tout moment en optant pour le régime réel de TVA. L'option s'exerce par courrier adressé au Service des Impôts des Entreprises (SIE) ou via votre compte fiscal en ligne. Elle prend effet le 1er jour du mois suivant votre demande.
Cette option vous engage pour une durée de deux ans minimum, reconduite tacitement. Vous pouvez y renoncer après ce délai, sauf si vous avez bénéficié d'un remboursement de crédit de TVA, auquel cas la reconduction devient obligatoire pour deux années supplémentaires.
Le dépassement des seuils entraîne une sortie automatique du régime : au 1er janvier de l'année suivante si vous dépassez le seuil de base ou immédiatement (1er jour du mois) si vous dépassez le seuil majoré en cours d'année.
Actions immédiates à réaliser :
Demander votre numéro de TVA intracommunautaire auprès du SIE;
Modifier vos paramètres de facturation pour intégrer la TVA (20 %, 10 % ou 5,5 % selon vos produits/services) ;
Mettre à jour vos conditions générales de vente ;
Informer les clients réguliers du changement tarifaire;
Émettre des rectificatives si vous avez émis des factures sans TVA après votre date de sortie ;
Paramétrer la comptabilité pour distinguer TVA collectée et TVA déductible, récupérable dès la sortie du régime.
💡 À savoir : en cas de sortie du régime, vous pouvez récupérer la TVA sur vos achats dès le mois de votre sortie, même sur les stocks et immobilisations acquis précédemment si vous les détenez encore. Conservez tous vos justificatifs d'achat pour optimiser votre première déclaration de TVA.
L'article 293B du Code général des impôts définit la franchise en base de TVA. Ce régime dispense les entreprises dont le CA reste sous certains seuils (85 000 € ventes, 37 500 € services) de collecter et déclarer la TVA, en contrepartie de l'impossibilité de la récupérer sur leurs achats.
Cette mention obligatoire indique que l'entreprise bénéficie de la franchise en base de TVA et ne facture donc pas de TVA à ses clients. Elle signale que le prix affiché correspond au montant hors taxes, identique au montant toutes taxes comprises.
Les entreprises exonérées de TVA exercent des activités définies par l'article 261 du CGI : enseignement, professions médicales et paramédicales, certaines activités sportives et culturelles. Cette exonération diffère de la franchise en base (article 293B).
Si vous bénéficiez de la franchise en base de TVA, inscrivez obligatoirement : “TVA non applicable, article 293 B du CGI” ou “TVA non applicable - art. 293B du CGI”. Cette mention se place généralement en bas de facture, de manière visible.

Article écrit par Clementine
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